lundi 3 novembre 2008

Guanajuato et San Miguel : c'est "beaucoup trop mignon" !

Bon, j'avoue, je plaide totalement coupable : j'ai pris un tout petit peu beaucoup de retard sur ce blog... Je ne vous ai même pas raconté mon petit week-end à Guanajuato, à l'occasion du Festival Cervantino, mi-octobre.
Resituons le contexte : Vendredi soir, départ pour la gare routière de Monterrey. Caro et moi y retrouvons deux de nos compagnons de voyage de Real de Catorce. Puis hop, c'est partit : une nouvelle nuit de bus pour partir à la découverte d'un nouveau coin de mon pays d'adoption pour cette année, bercés par l'accent espagnol des films - et quels films ! - qui défilent sur nos écrans... Jusqu'au réveil, à l'aube, arrivée à Guanajuato.

Guanajuato, un peu sur le même modèle que Real de Catorce, est une adorable ville coloniale dont l'exploitation minière a fait la fortune et qui vit désormais au rythme de son université ainsi que de ses fameuses callejoneadas. Chaque année durant 3 semaines du mois d'octobre, cette charmante ville perdue au milieux des collines et ses nombreux théatres s'anime pour le Cervantino (un festival de théatre, musique et arts visuels). Guanajuato c'est aussi un entrelacement de petites rues pavées, fleuries, colorées, et d'escaliers débouchant au hasard sur des places entourées de magasins et de terrasses de cafés - oh, miracle, un petit bout d'Europe au Mexique ?! Vous l'aurez compris, j'ai complètement craqué pour cette ville "beaucoup trop mignonne".

Après un délicieux petit déjeuner à l'européenne - merci le Routard ! - nous profitons du samedi après-midi pour retrouver Mia (une amie allemande également rencontrée lors de notre trip à Real) avant de nous lancer dans une excursion à la découverte des musées de Guanajuato : l'un sur l'Inquisition (beurk, je suis ressortie de là blanche comme un linge, prête à vomir...), l'autre sur les fameuses momies de Gto et la visite d'une mine.


Le soir et le lendemain matin, nous avons profité des différentes animations de rue offertes par le Cervantino...


Puis notre week-end s'est achevé à San Miguel de Allende, ville voisine, véritablement colonisée par de vieux américains à la retraite et d'innombrables boutiques d'art et de déco, mais néanmoins débordante de charme.


Si je ne compte pas m'étendre davantage sur ce voyage, je me dois tout de même vous parler de ma première expérience dans une vraie "Cantina" (sorte de bar, anciennement réservé à une clientèle exclusivement masculine... Seules les femmes qui y "travaillaient" se voyaient autoriser l'entrée). C'est dans cette cantina, cachée par des portes battantes façon Saloon, que nous avons fait une rencontre assez inoubliable : un vieux mexicain très amusant (et surtout un peu éméché) s'est attablé avec nous pour nous raconter son voyage en Europe, son grand-père catalan, sa naissance... Inoubliable. Et tellement drôle !

vendredi 31 octobre 2008

Namaste ou les cours au Mexique

Après une remarque de mon cher papa "tu parles beaucoup de voyages et de bouffe.... mais je ne t'entends pas beaucoup parler de tes cours", me voici décidée à vous donner un petit apreçu de mes cours ici.

Comme je l'avais déjà souligné dans un article précédent, le système universitaire mexicain est très différent de l'enseignement tel qu'il est pratiqué en France.
Pour le petit rappel :
- il est tout à fait normal pour un étudiant mexicain de sortir de la classe pour un temps indéterminé, voire de décrocher son téléphone en plein cours
- le cours en lui-même est très interactif, et il est coutume d'interpeller le prof "profe", voir de lui claquer une petit bise
- mais si les cours sont rendus vivants par le prof, c'est sans doute parce que le fond est souvent assez...creux !
- enfin, la caractéristique principale du système mexicain, ce sont les tareas (ce sont les devoirs quotidiens d'exercices stupides, de "j'apprends-par-coeur-un-chapitre-de-livre-parce-que-demain-je-vais-avoir-une-interro-et-je-vais-devoir-le-recracher-mot-pour-mot-avant-que-le-prof-nous-repasse-le-même-chapitre-en-power-point") qui nous donnent l'impression de revenir sur les bancs de l'école primaire

Alors voilà, pour faire plaisir à mon petit papa, je me propose d'illustrer mes propos par quelques exemples d'expériences vécues ou rapportées par mes colocs :

LA RECOMPENSE
Je vais commencer par vous raconter ma petite aventure en classe de yoga : mon prof est fan de moi (il me claque la bise en arrivant), alors il a décidé de me pré-sélectionner pour recevoir le (très honorable) titre d'alumna destacada. Je traduis : en langage Tec-de-Mty-ou-bienvenue-chez-les-mignons-petits-étudiants-bien-dociles-destinés-à-former-la-future-élite-mexicaine-donc-on-les-récompense-pour-des-conneries, ça veut dire que je suis une élève modèle (pour mon assiduité, mon application et mon attention en classe... de yoga !) ; ce qui signifie que je vais devoir passer un prueba (un petit test de positions de yoga), puis, si je suis dans la sélection finale, j'aurais le privilège de me présenter devant les dirgeants du Tec pour recevoir un diplôme et un petit prix. Non mais quelle CHANCE !

LES PETITS AVIONS EN PAPIER
Autre exemple : lors d'un de ses cours, un de mes colocs, en étude d'ingénieur industriel, a passé 1h30 à faire des avions en papier. Je vous explique : sa classe a été divisé en trois parties
- les fournisseurs (fournissant du papier)
- l'usine de fabrication (avec le négociant achetant la matière 1è et les "machines" fabriquant les objets)
- les clients
Vous l'aurez compris, mon coloc était une "machine"... D'où la fabrication d'avions en papier, revendus aux clients...
J'aimerais voir la tête d'un prof d'une grande école ou d'une fac française entrant dans cette salle de classe.

LE DEGUISEMENT
C'est ma dernière expérience en date, lors de mon cours de négociation internationale ! Je vous explique : moi et mon équipe représentions une entreprise de real estate development en Inde pour une négociation de joint-venture avec une compagnie allemande. Aussi, puisque nous devions agir comme de véritable Indiens, il fallait se mettre à fond dans la peau du personnage. C'est pourquoi je me suis retrouvée à me rendre au Tec en sari (improvisé), bijoutée de partout, avec la tresse et le binti rouge sur le front, à offrir du thé à mes "collègues allemands" tout en les bombardant de questions sur leurs impressions sur l'Inde et de "Namaste Misterrrr" et autres "Yes Misterrrrrr". Pour votre culture générale, sachez que lors d'une négociation, un Indien privilégie une relation très personnelle avec l'autre et à l'habitude d'offrir du thé, tout en s'engageant dans de banales conversations.

samedi 11 octobre 2008

Real de Catorce : un week-end en terre sacrée des Huicholes

Tout a commencé comme ça : deux voitures, 10 personnes, une autoroute en direction de Real de Catorce... Et paf ! Ca a fait des chocapic !

Groupe road trip

Pour la petite histoire, Real de Catorce, autrefois l'une des villes minières les plus prospères du Mexique, est aujourd'hui quasi abandonnée, perdue au milieu des montagnes arides, aux portes du désert de la Sierra Madre orientale. Le village attire les producteurs hollywoodiens en quête d'un décor "Far West" grandeur nature. Et chaque année, en octobre, le village est envahi par des dizaines de milliers de pélerins, venus vénérer l'effigie de St François d'Assise.

Revenons à nos moutons et reprenons le récit de cette palpitante aventure : ça a plus exactement commencé un samedi, à 4h du matin, à la recherche d'un taxi... C'était sans compter une panne d'essence de celui-ci nous obligeant à un changement de taxi. Après une demie heure de galère, nous rejoignons enfin Adrien - un ami de Pilou, lui-même ami de Caro -, direction l'appart de François et Pilou, GO du périple. Nous y retrouvons leurs amis de l'UDEM (l'autre fac de MTY) : Alicia (Mexicaine complètement jetée), Mehtap et Mia (Allemandes d'origine turque et je ne sais quoi), Alonso et Arturo (Texans d'origine Mexicaine)... avant de nous mettre en route.
Mais, nouveau coup du sort : après une demie heure, le pneu de notre voiture éclate en pleine autoroute...

Après un petit cours sur le changement d'une roue, quelques heures de voiture, une montée en pick up et une traversée de l'ancien boyau minier que relie la ville au monde extérieur à bord d'une carriole trainée par une mule, nous sommes finalement arrivés à Real de Catorce.

Tunnel Real de Catorce



Nous y avons partagé une chambre de 3 lits à 10 (ayant été dégagés de celle qui nous était réservée au profit d'habitués de l'hôtel).

Afin de fuir la foule de pélerins et les cris des vendreurs en tous genre, nous nous sommes lancés dans une excursion direction : le désert. Une aventure assez incroyable en compagnie de ma très chère Mariposa (MON cheval), de nos deux guides et des quatres autres courageux qui n'ont pas hésité à cavaler 5h durant plutôt que de s'y rendre en voiture avec l'autre moitié du groupe, avec au programme :
descente de la montagne par un petit chemin rocailleux longeant un précipice assez impressionant,

recherche et "dégustation" de peyotl, le fameux cactus hallucinogène utilisé par les indiens Huicholes lors de cérémonies (c'est franchement dégueu''), et ce dans un décor désertique fabuleux,
remontée - au galop, s'il-vous-plait ! - en admirant le coucher du soleil puis les montagnes se découpant de manière assez étrange dans la nuit étoilée ("l'un des attrait de Real de Catorce" selon le National Geographic... ce que je confirme !)...

Après une courte nuit en mode "sardines en boîtes" et fous rires, nous sommes repartis pour une excursion à cheval, avec notre cher guide "el Candelario", jusqu'au Pueblo Fantasma, ruines d'un village fantôme (pour les non-hispanophones) dominant Real et ses montagnes.


Puis nous avons conclu ce week-end en beauté, par une panne de batterie (ayant oublié d'éteindre les phares d'une des deux voitures), avant de reprendre la route de Monterrey.


PS : merci à nos GO pour ce petit voyage, Pilou, Adri et François...

La vida es una tombola

Me voici de retour sur mon blog après quelques semaines d'absence. Je plaide non coupable, c'est juste une preuve que je ne m'ennuie pas ici : je vadrouille (pas mal), je rencontre des gens de tous horizons (beaucoup), j'étudie (un peu)...
Donc un bref résumé illustré de mes dernières aventures au Mexique, avec dans le désordre :
  • un concert de Manu Chao, dans un cadre magnifique, la Huasteca



  • un nouveau coloc : Jordi (Espagnol)
De gauche à droite : Seb, Caro, moi, Fabian, Aron et Jordi
Et je sais, vous ne méritez pas que je vous inflige ça... Mais voici le dernier coloc, également "gérant" (ou pas... vu son efficacité proche de la nullité) de la maison : Erick
Euh... Je vous ai déjà dit à quel point je l'adore ?!

  • une soirée crêpes en semaine d'exams
  • l'anniversaire de mon coloc, Aron, version Far West
L'anniversairé et son chapeau offert par la Coloc'Le Far West, son spectacle de rodéo, son taureau mécanique... et sa SUPEEER musique !