Resituons le contexte : Vendredi soir, départ pour la gare routière de Monterrey. Caro et moi y retrouvons deux de nos compagnons de voyage de Real de Catorce. Puis hop, c'est partit : une nouvelle nuit de bus pour partir à la découverte d'un nouveau coin de mon pays d'adoption pour cette année, bercés par l'accent espagnol des films - et quels films ! - qui défilent sur nos écrans... Jusqu'au réveil, à l'aube, arrivée à Guanajuato.
Guanajuato, un peu sur le même modèle que Real de Catorce, est une adorable ville coloniale dont l'exploitation minière a fait la fortune et qui vit désormais au rythme de son université ainsi que de ses fameuses callejoneadas. Chaque année durant 3 semaines du mois d'octobre, cette charmante ville perdue au milieux des collines et ses nombreux théatres s'anime pour le Cervantino (un festival de théatre, musique et arts visuels). Guanajuato c'est aussi un entrelacement de petites rues pavées, fleuries, colorées, et d'escaliers débouchant au hasard sur des places entourées de magasins et de terrasses de cafés - oh, miracle, un petit bout d'Europe au Mexique ?! Vous l'aurez compris, j'ai complètement craqué pour cette ville "beaucoup trop mignonne".
Après un délicieux petit déjeuner à l'européenne - merci le Routard ! - nous profitons du samedi après-midi pour retrouver Mia (une amie allemande également rencontrée lors de notre trip à Real) avant de nous lancer dans une excursion à la découverte des musées de Guanajuato : l'un sur l'Inquisition (beurk, je suis ressortie de là blanche comme un linge, prête à vomir...), l'autre sur les fameuses momies de Gto et la visite d'une mine.
Le soir et le lendemain matin, nous avons profité des différentes animations de rue offertes par le Cervantino...
Puis notre week-end s'est achevé à San Miguel de Allende, ville voisine, véritablement colonisée par de vieux américains à la retraite et d'innombrables boutiques d'art et de déco, mais néanmoins débordante de charme.
Si je ne compte pas m'étendre davantage sur ce voyage, je me dois tout de même vous parler de ma première expérience dans une vraie "Cantina" (sorte de bar, anciennement réservé à une clientèle exclusivement masculine... Seules les femmes qui y "travaillaient" se voyaient autoriser l'entrée). C'est dans cette cantina, cachée par des portes battantes façon Saloon, que nous avons fait une rencontre assez inoubliable : un vieux mexicain très amusant (et surtout un peu éméché) s'est attablé avec nous pour nous raconter son voyage en Europe, son grand-père catalan, sa naissance... Inoubliable. Et tellement drôle !










